The Penguin

Episodes vus

Année

Réalisation

Production

Casting

Une ascension triomphale depuis les profondeurs de Gotham

HBO Max plonge les spectateurs dans les bas-fonds de Gotham avec The Penguin, un spin-off en huit épisodes reprenant les événements de The Batman (2022). Après la chute de Carmine Falcone, un vide se crée dans la pègre, offrant à Oswald « Oz » Cobb, alias le Pingouin, une opportunité inespérée de gravir les échelons du crime organisé. Colin Farrell, méconnaissable sous un maquillage impressionnant signé Michael Marino, livre une performance magistrale en donnant vie à ce personnage complexe et machiavélique.

Contrairement à d’autres méchants souvent réhabilités en antihéros, le Pingouin reste ici fidèle à ses origines: un homme impitoyable, motivé par une ambition sans limite et une soif de vengeance. Cette fidélité à la bande dessinée rend le personnage à la fois captivant et détestable. Farrell incarne un Oswald rusé, parfois impulsif et tourmenté, ajoutant une profondeur inattendue à ce chef mafieux en devenir. Chaque geste, chaque regard trahit une lutte intérieure entre son ambition dévorante et son besoin d’approbation.

Pourtant, la série parvient à humaniser ce vilain sans jamais excuser ses actes. Le lien touchant qu’il tisse avec Victor, un jeune homme qu’il prend sous son aile, dévoile une facette inattendue d’Oz. Cette relation mentor-élève contraste avec la brutalité de ses actions, tout comme son lien compliqué avec sa mère, incarnée avec brio par Deirdre O’Connell. La démence progressive de cette dernière ajoute une couche de tragédie et d’émotion à une série où les moments d’humanité sont rares, mais puissants.

Cristin Milioti, dans le rôle de Sofia Falcone, vole presque la vedette. Son personnage, tout juste libéré de l’asile d’Arkham après une décennie marquée par des accusations de meurtres, incarne une force imprévisible et redoutable. Sofia navigue entre vengeance, folie et pouvoir avec une intensité hypnotique. Sa dynamique alternant alliance et hostilité avec Oz crée une tension palpable, renforçant la richesse narrative de la série.

La série excelle dans sa représentation de Gotham, une ville sombre et chaotique où chaque ruelle respire le crime et la corruption. Les intrigues s’enchaînent à un rythme haletant, plaçant Oz face à des obstacles qui semblent insurmontables. Pourtant, grâce à son intelligence et sa capacité à manipuler, il trouve toujours une issue, parfois géniale, souvent cruelle. Chaque épisode se termine sur une note parfaite, soulignée par une bande-son soigneusement choisie qui accentue les émotions et les dilemmes des personnages.

Avec The Penguin, Matt Reeves prouve une fois de plus sa maîtrise de l’univers de Gotham. La série rivalise avec, voire dépasse, son prédécesseur cinématographique par sa capacité à explorer les nuances psychologiques de ses personnages. Ce portrait brut et sans concession d’un méchant dans un monde où la moralité n’a pas sa place rappelle que parfois, il n’est pas nécessaire d’enrober une histoire de doux messages pour captiver.

Si Farrell semble hésiter à reprendre ce rôle exigeant dans le futur, son interprétation du Pingouin restera une référence dans l’univers DC, consolidant cette série comme un pilier incontournable de Gotham City.

Scénario
4/5

Acting
5/5

Image
4/5

Son
4/5

Note globale
85%

Ce retour à la Gotham de Matt Reeves n’est pas un festin de visages familiers, mais un aperçu à petite échelle de la psyché détraquée du Pingouin et de ceux qui l’entourent. La série est portée par une excellente interprétation où Farrell doit céder sa place à Cristin Milioti, qui vole la vedette dans ce drame policier.. Les intrigues de la mafia distraient parfois des histoires personnelles fortes, mais même si l’on perd le fil pendant un moment, on peut profiter de la magnifique cinématographie.

Laisser un commentaire

  1. A l’heure des productions Disney/Marvel, ça fait tellement de bien de voir ce genre de série dans l’univers des super-héros, même si Batman est étrangement absent dans les épisodes (on se demande quand-même ce qu’il fait pendant ce temps là vu qu’il s’agit, en temporalité, de la suite de « The Batman »).
    Franchement, la série montre qu’avec un minimum d’envie créative et de talents au détriment de pure envie de faire du cash, on peut arriver à de grandes choses. L’histoire est intéressante à suivre mais surtout, les personnages évoluent, on les découvrent au fur et à mesure des épisodes pour mieux les comprendre, on voit de nouvelles facettes, de nouveaux enjeux et c’est ça qui fait une bonne série ou un bon film, une bonne histoire, bien interprétée, des personnages complexes qui évoluent au fil du temps.

    Je n’ai pas été totalement scotché devant la série mais dans cet univers, c’est malheureusement beaucoup trop rare de voir de la qualité. Solide 8 sur 10.

    Aimé par 1 personne

    1. Jona 🙂

      Hé ben ! Je t’avoue que s’il y a bien une chose que j’ai adorée dans la série (en plus du rester, bien entendu), c’est que le Batman y soit absent… Et Dieu sait que j’adore le personnage et la version 2022 de Matt Reeves. Se retrouver dans son monde sans jamais le voir et s’attarder sur un des personnages secondaires, m’a beaucoup plu !
      Par contre, j’ai déjà hâte de retrouver notre chauve-souris bien aimée en 2026 !

      En revanche, je te rejoins à 100% sur le solide 8 et le fait de ne pas avoir été scotché ni accro à la série mais plutôt sur la qualité visuelle, sonore et scénaristique du produit final ❤

      J’aime

      1. Je suis tout à fait d’accord, j’ai pas non plus eu besoin de Batman dans cette série qui se suffit à elle-même et il ne m’a pas manqué, mais, selon moi, ça manque un peu de cohérence… La série suit le film « The Batman » dans la temporalité, du coup… il est sensé être présent dans la ville et combattre le crime… il est pas parti en vacances après le premier film même s’il le mérite le garçon hein.

        Aimé par 1 personne

  2. […] The Penguin – Saison 1 […]

    J’aime