Mission : Impossible – The Final Reckoning

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Cruise contrôle jusqu’au bout

Mission : Impossible – The Final Reckoning marque la conclusion (provisoire) d’une saga cinématographique de près de trente ans, dominée par l’engagement physique et la vision spectaculaire de Tom Cruise. Ce huitième opus reprend là où Dead Reckoning s’était arrêté, avec une menace d’ampleur inédite: une intelligence artificielle omniprésente, « The Entity », capable de manipuler les données, de semer la discorde entre les nations et de détruire le cyberespace mondial. Ethan Hunt et son équipe doivent l’arrêter coûte que coûte, dans une ultime mission qui les mène des sommets vertigineux aux profondeurs sous-marines.

Le film est divisé en trois actes bien distincts, culminant dans une cascade aussi invraisemblable que visuellement époustouflante. Cruise, fidèle à sa réputation, réalise lui-même ses exploits physiques, véritable signature de la franchise. Cependant, si le spectacle est indéniable, la première heure du film, saturée de rappels et d’expositions interminables, ralentit considérablement le rythme. Le scénario, sur-explicatif et parfois redondant, alourdit une narration qui aurait gagné à plus de sobriété.

En dépit de ces longueurs, Final Reckoning brille par l’ampleur de ses scènes d’action, exécutées avec un soin méticuleux et un sens du détail qui place McQuarrie et Cruise au sommet de leur art. Le film ne recule devant rien pour impressionner: sous-marin en rotation, avion en plein vol, explosion sous haute mer — tout y passe, avec une efficacité spectaculaire. Si la crédibilité est souvent mise à mal, l’énergie déployée et la mise en scène assumée rendent l’ensemble irrésistiblement divertissant.

Côté personnages, la dynamique d’équipe reste solide, avec un Benji plus sérieux et un Luther émouvant dans une séquence clé. Tom Cruise, omniprésent mais souvent isolé de son équipe, laisse néanmoins un peu plus de place aux autres. Seul bémol: le traitement de Grace (Hayley Atwell), réduite à un rôle secondaire sans réelle consistance, loin de l’impact qu’avait apporté Rebecca Ferguson dans les films précédents.

En définitive, Mission : Impossible – The Final Reckoning n’est pas un chef-d’œuvre d’équilibre narratif mais il remplit avec panache sa double promesse: offrir un dernier tour de piste à un héros devenu mythique et célébrer le cinéma d’action dans toute sa démesure. Si c’est vraiment la fin, elle est à la hauteur de la légende: Ethan Hunt s’en va comme il a toujours vécu – en courant, en sautant et en défiant la mort – fidèle à l’idée que l’impossible est toujours à portée de main.

Scénario
3.5/5

Acting
4.5/5

Image
5/5

Son
4/5

Note globale
85%

Ce huitième volet de Mission : Impossible clôt (provisoirement) la saga avec une course contre une intelligence artificielle menaçante, dans un déluge de cascades audacieuses. Malgré un début alourdi par trop d’explications (mais certainement utile pour les spectateurs non familiers du film précédent), l’ensemble séduit par son énergie et sa mise en scène spectaculaire. Tom Cruise brille une fois encore, entouré d’une équipe efficace, bien que certains personnages soient sous-exploités. Un adieu explosif au service du grand spectacle !

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  1. À l’impossible, nul n’est tenu… paraît-il. Et pourtant, par huit fois, Ethan Hunt a fait mentir la maxime. Alors, bien sûr, l’exposition prend son temps, celui de refermer proprement une boucle ouverte trente ans plus tôt sous les auspices d’un réalisateur de premier plan. Certes, McQuarrie n’est pas De Palma (ce dernier avait d’ailleurs subi les foudres des fans en trahissant allègrement le matériau de base pour propulser dans le petit roi de Syracuse) mais il tient sa mise en scène.J’avais trouvé que « Dead Reckoning » suçait un peu trop la roue de son concurrent bondien, ce « Final Reckoning » a rétabli un cap plus en phase avec mes aspirations pour cette virevoltante franchise. Mais comme évoqué dans votre article, Rebecca manque à l’appel, et avec elle un des atouts tardifs sur lequel on n’aura de cesse de pleurer.

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    1. Merci pour ce commentaire aussi élégant que pertinent !
      Tu résumes avec justesse ce qui fait le charme (et parfois les faiblesses) de cette saga en constante réinvention : sa capacité à embrasser le spectaculaire tout en tentant, parfois maladroitement, de refermer ses propres boucles narratives.
      McQuarrie n’a pas le panache formaliste de De Palma, mais il impose une cohérence tonale et une fidélité aux personnages qui force le respect. Et tu as raison : Final Reckoning semble moins tenté par la comparaison bondienne que Dead Reckoning, comme si la franchise avait enfin accepté d’être elle-même, avec ses règles, ses figures, ses vertiges.

      Quant à Rebecca… ❤ Que dire ? Son absence creuse un manque, indéniablement. Il y avait dans son personnage une complexité, une ambiguïté que les autres peinent encore à égaler. On se surprend à espérer un ultime rebond, même infime, dans un coin d’épilogue…

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