Mission : Impossible – The Final Reckoning
Vu
11 juin 2025 – Kinepolis (Hasselt)
Année
2025
Réalisation
Christopher McQuarrie
Production
Paramount Pictures
Casting
T.Cruise, H.Atwell, V.Rhames, S.Pegg, E.Morales, P.Klementieff
Cruise contrôle jusqu’au bout
Mission : Impossible – The Final Reckoning marque la conclusion (provisoire) d’une saga cinématographique de près de trente ans, dominée par l’engagement physique et la vision spectaculaire de Tom Cruise. Ce huitième opus reprend là où Dead Reckoning s’était arrêté, avec une menace d’ampleur inédite: une intelligence artificielle omniprésente, « The Entity », capable de manipuler les données, de semer la discorde entre les nations et de détruire le cyberespace mondial. Ethan Hunt et son équipe doivent l’arrêter coûte que coûte, dans une ultime mission qui les mène des sommets vertigineux aux profondeurs sous-marines.
Le film est divisé en trois actes bien distincts, culminant dans une cascade aussi invraisemblable que visuellement époustouflante. Cruise, fidèle à sa réputation, réalise lui-même ses exploits physiques, véritable signature de la franchise. Cependant, si le spectacle est indéniable, la première heure du film, saturée de rappels et d’expositions interminables, ralentit considérablement le rythme. Le scénario, sur-explicatif et parfois redondant, alourdit une narration qui aurait gagné à plus de sobriété.

En dépit de ces longueurs, Final Reckoning brille par l’ampleur de ses scènes d’action, exécutées avec un soin méticuleux et un sens du détail qui place McQuarrie et Cruise au sommet de leur art. Le film ne recule devant rien pour impressionner: sous-marin en rotation, avion en plein vol, explosion sous haute mer — tout y passe, avec une efficacité spectaculaire. Si la crédibilité est souvent mise à mal, l’énergie déployée et la mise en scène assumée rendent l’ensemble irrésistiblement divertissant.
Côté personnages, la dynamique d’équipe reste solide, avec un Benji plus sérieux et un Luther émouvant dans une séquence clé. Tom Cruise, omniprésent mais souvent isolé de son équipe, laisse néanmoins un peu plus de place aux autres. Seul bémol: le traitement de Grace (Hayley Atwell), réduite à un rôle secondaire sans réelle consistance, loin de l’impact qu’avait apporté Rebecca Ferguson dans les films précédents.

En définitive, Mission : Impossible – The Final Reckoning n’est pas un chef-d’œuvre d’équilibre narratif mais il remplit avec panache sa double promesse: offrir un dernier tour de piste à un héros devenu mythique et célébrer le cinéma d’action dans toute sa démesure. Si c’est vraiment la fin, elle est à la hauteur de la légende: Ethan Hunt s’en va comme il a toujours vécu – en courant, en sautant et en défiant la mort – fidèle à l’idée que l’impossible est toujours à portée de main.
Si vous avez aimé : Mission: Impossible – Dead Reckoning Part One (2023), Spectre (2015), Enemy of the State (1998), The Hunt for Red October (1990), WarGames (1983)

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