The Wild Robot

Vu

Année

Réalisation

Production

Casting

Une ode vibrante et époustouflante à la vie

Dans notre monde actuel, les ordinateurs, la robotique et l’intelligence artificielle prennent une place de plus en plus prépondérante. Pourtant, cette évolution ne suscite pas le même enthousiasme chez tous. Certes, un robot peut accomplir des tâches avec une rapidité et une précision inégalées, mais quand il s’agit de ressentir des émotions, de percevoir les nuances et d’apporter une touche humaine, la machine montre ses limites. Un robot, par nature, n’est pas conçu pour éprouver des sentiments. Mais que se passerait-il s’il évoluait dans un environnement adéquat ? C’est autour de cette fascinante question que l’auteur et illustrateur américain Peter Brown a imaginé The Wild Robot en 2016. Ce livre pour enfants, devenu rapidement un best-seller du New York Times, a su conquérir le cœur des lecteurs et a remporté de nombreux prix.

Le cinéaste Chris Sanders, connu pour avoir co-réalisé avec Dean DeBlois la trilogie d’animation How to Train Your Dragon, a entendu parler de The Wild Robot grâce à sa fille, qui ne tarissait pas d’éloges sur le livre de Peter Brown à l’époque. Pourtant, il a fallu plusieurs années avant qu’il ne plonge lui-même dans cette histoire. Ce n’est que lorsque DreamWorks Animation lui a proposé de porter The Wild Robot à l’écran qu’il a finalement découvert ce récit captivant. Ce fut un véritable coup de cœur pour Sanders, séduit par la simplicité apparente du livre, tout en étant profondément marqué par les multiples couches et thèmes qu’il renferme. Parmi ceux-ci, le thème de la maternité a particulièrement résonné en lui. Dans son ouvrage, Brown présente la gentillesse comme un véritable mécanisme de survie, une idée que Sanders a su magnifier dans sa version cinématographique.

L’aventure épique suit le parcours de ROZZUM Unit 7134, ou Roz pour les intimes, un robot échoué sur une île sauvage. Pour survivre dans cet environnement hostile, Roz apprend à interagir avec la faune locale et finit par devenir la figure parentale d’une petite oie orpheline, tissant des liens inattendus dans ce décor naturel.

À première vue, l’histoire de The Wild Robot peut sembler assez simple, mais c’est véritablement ce que Sanders en a fait qui rend ce film si exceptionnel. L’une des grandes réussites du film réside dans son style d’animation. Sanders s’était fixé un objectif ambitieux: créer « un tableau de Monet dans une forêt de Miyazaki. » Et aussi audacieux que cela puisse paraître, il a brillamment réussi. The Wild Robot ressemble à une œuvre d’art vivante. Chaque plan, et notamment les magnifiques arrière-plans peints à la main, est un chef-d’œuvre à part entière, si bien que l’on pourrait facilement imaginer les encadrer et les suspendre au mur chez soi. En cela, le film est une bouffée d’air frais dans l’univers de l’animation moderne, souvent dominé par des images de synthèse uniformes.

Mais ce n’est pas seulement par l’esthétique que The Wild Robot s’impose. C’est également par son ton unique. Le film mêle avec subtilité un humour délicat et inattendu à une sincérité rare, le tout dans un récit d’une profonde humanité, malgré l’absence totale de personnages humains. Curieusement, ce film semble plus humain que bien des productions hollywoodiennes, et cela tient en grande partie aux thèmes universels qu’il aborde : les liens entre parents et enfants, la parentalité sous toutes ses formes, ainsi que les épreuves que sont l’adolescence et le syndrome du nid vide. Pour les parents, The Wild Robot offre une leçon précieuse: comme Roz, il nous arrive parfois de devoir abandonner notre « programmation » habituelle pour écouter les battements de notre cœur. C’est cette authenticité, couplée à une vision artistique audacieuse, qui fait de ce film un vent de fraîcheur dans le monde de l’animation.

Si vous êtes du genre à chercher un réalisme strict dans les comportements d’un robot ou d’animaux, The Wild Robot pourrait vous déstabiliser. Mais en vérité, ce film ne traite ni d’intelligence artificielle ni de zoologie. Il parle d’humanité. Plus précisément, de la manière dont nos différences, plutôt que de nous éloigner les uns des autres, peuvent devenir une force commune. Le récit utilise un robot et des animaux pour aborder des thèmes profondément humains, comme la diversité et la manière dont elle nous enrichit tous.

Un autre point fort du film réside dans le choix de ses acteurs. Ici, le talent a primé sur la notoriété, et le résultat est saisissant. Lupita Nyong’o brille dans le rôle principal, confirmant encore une fois son incroyable polyvalence. À ses côtés, Catherine O’Hara, Bill Nighy, et Pedro Pascal offrent également des performances mémorables, chacun apportant une profondeur subtile à son personnage.

Le film joue habilement avec vos émotions, passant de moments adorables à des instants bouleversants avec une précision redoutable. À travers cette aventure touchante, vous ressentez tout, de la tendresse à la tristesse. En somme, The Wild Robot pourrait bien se révéler comme le meilleur film d’animation de l’année 2024, captivant par sa richesse émotionnelle et son approche artistique unique.

Scénario
4.5/5

Acting
5/5

Image
4.5/5

Son
4.5/5

Note globale
92.5%

Le film d’animation The Wild Robot, qui raconte le lien entre un robot et une oie, s’impose déjà comme un sérieux prétendant aux Oscars !

Répondre à Récap’ 2024 – It Is Rolling Annuler la réponse.

  1. […] The Wild Robot […]

    J’aime

  2. […] (Miley Cyrus, Lykke Li, Andrew Wyatt, The Last Showgirl) et « Kiss the Sky » (The Wild Robot) qui ont été laissées de […]

    J’aime