Cold Storage
Vu
12 mars 2026 – À domicile
Année
2026
Réalisation
Jonny Campbell
Durée
99′
Casting
J.Keery, G.Campbell, L.Neeson, L.Manville, V.Redgrave
Un virus fongique et un scénario en déroute
Malgré une prémisse prometteuse mêlant science-fiction, horreur et comédie, Cold Storage s’avère rapidement un film frustrant et laborieux. Dès les premières scènes, le spectateur est confronté à une accumulation d’idées et d’éléments qui ne parviennent jamais à cohabiter harmonieusement. La chute d’un module de la station spatiale Skylab dans l’outback australien, censée introduire un virus fongique mortel, sert surtout de prétexte à une succession de scènes déconnectées et de situations absurdes. Le récit, qui alterne entre menace globale, humour déplacé et gore maladroit, se perd dans sa propre ambition.
Le scénario, adapté du roman de David Koepp, semble hésiter entre un thriller, une comédie B-movie et un film de science-fiction sérieux. Cette absence de direction claire entraîne une tonalité incohérente : les tentatives d’humour tombent à plat, les moments de suspense se dissolvent dans un montage frénétique, et même les scènes d’horreur, pourtant garnies de maquillages gores relativement réussis, échouent à créer une tension durable. L’écriture donne l’impression de jongler avec trop de concepts sans jamais les approfondir, et l’on sort de certaines scènes avec plus de confusion que d’excitation.

Les personnages principaux, Travis et Naomi, incarnés par Joe Keery et Georgina Campbell, manquent de consistance. Le duo tente d’apporter une légèreté à l’intrigue, mais leurs interactions semblent forcées, et la chimie attendue n’émerge jamais véritablement. Même les acteurs les plus expérimentés, comme Liam Neeson ou Vanessa Redgrave, paraissent perdus dans des rôles sous-exploités, laissant le spectateur se demander pourquoi ces talents ont été engagés. Les figures secondaires, qu’il s’agisse du patron corrompu ou de l’ex-mari abusif, sont caricaturales et contribuent davantage à l’impression de chaos qu’à l’efficacité narrative.
La réalisation de Jonny Campbell ne sauve pas le film. Les choix de rythme, la mise en scène des scènes d’action et la gestion des effets spéciaux laissent souvent le spectateur déconnecté. L’équilibre entre comédie et horreur est inexistant : on passe du slapstick involontaire à la gore graphique sans transition cohérente, ce qui finit par lasser plutôt que surprendre. Les scènes qui auraient pu être mémorables se transforment en moments oubliables, étirés par une direction qui semble hésiter sur ce qu’elle veut réellement montrer.

En résumé, Cold Storage est un film qui se contente de remplir l’écran d’images et de références à des genres populaires, sans jamais réussir à captiver ni à divertir. Les effets spéciaux, malgré quelques maquillages gores réussis, ne compensent pas le manque de scénario solide, de rythme soutenu et de ton homogène. Ce mélange mal ficelé de science-fiction, d’horreur et de comédie devient rapidement pénible, et le spectateur finit par se demander comment une équipe aussi talentueuse a pu produire une œuvre si peu cohérente.
Au final, Cold Storage est une expérience frustrante qui échoue à exciter, à faire rire ou à effrayer. Une idée prometteuse étouffée par un scénario maladroit et une direction sans vision. À réserver uniquement aux curieux qui aiment les B-movies ratés et les monstres fongiques sans logique narrative.

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