Wicked: For Good
Vu
8 janvier 2026 – À domicile
Année
2025
Réalisation
John M. Chu
Durée
137′
Casting
C.Erivo, A.Grande, J.Bailey, J.Goldblum, M.Yeoh
Un univers visuellement séduisant, mais narrativement bancal
La suite très attendue de Wicked tente de prolonger le récit fantastique d’Oz, mais elle laisse une impression mitigée. Jon M. Chu reprend les éléments visuels spectaculaires du premier film, et il est difficile de nier l’attrait de certains décors et costumes. Les couleurs chatoyantes d’Emerald City, la minutie des costumes et l’attention aux détails confèrent un plaisir visuel indéniable, parfois digne des grandes productions musicales. Cependant, au-delà de ces atouts esthétiques, le film peine à convaincre sur le plan narratif.
L’histoire suit Elphaba et Glinda après leur séparation, dans une Oz où la propagande et les intrigues politiques prennent le pas sur la simplicité du conte original. Cette thématique, pertinente et intéressante, aurait pu donner une dimension contemporaine captivante. Malheureusement, le récit se perd dans une succession de sous-intrigues et de personnages secondaires mal exploités. Nessarose, Boq ou même le Lion peinent à trouver leur place, et certaines transitions dramatiques paraissent précipitées. Le spectateur se retrouve ainsi avec des arcs narratifs fragmentaires, où il est difficile de s’investir émotionnellement.

Côté musique, le film est inégal. Cynthia Erivo demeure la force motrice du long-métrage : son interprétation d’Elphaba est puissante et émotive, offrant quelques moments mémorables, notamment dans « No Good Deed ». Ariana Grande, dans le rôle de Glinda, fournit une performance charmante mais moins centrale que dans le premier volet. Certains duos entre les deux héroïnes touchent juste et rappellent la complexité de leur amitié, mais la plupart des chansons peinent à créer un véritable impact. La mise en scène des numéros musicaux, souvent trop distante, affaiblit l’intensité émotionnelle et empêche le spectateur de se sentir pleinement immergé.
Le casting, par ailleurs, déçoit par moments. Jeff Goldblum en Wizard manque de la flamboyance et du charisme nécessaires pour incarner un antagoniste marquant, tandis que Jonathan Bailey et les autres membres secondaires ne parviennent pas toujours à donner vie à leurs rôles. Seule la relation centrale entre Elphaba et Glinda conserve une cohérence et une profondeur suffisantes pour retenir l’attention.

Malgré un univers visuel soigné et des performances musicales ponctuellement convaincantes, Wicked: For Good souffre de rythmes inégaux, de choix narratifs précipités et d’un manque de cohérence dans la gestion de ses personnages secondaires. Le film oscille entre moments d’émotion sincère et longueurs frustrantes, donnant l’impression d’un potentiel sous-exploité. L’intégration de Dorothy et de ses compagnons reste anecdotique et ne parvient pas à renforcer la narration, tandis que les thèmes de propagande et de manipulation politique, bien que pertinents, sont traités de manière confuse et inégale.
En conclusion, Wicked: For Good propose un spectacle visuellement séduisant et quelques performances vocales notables, mais son récit chaotique, sa direction inégale et ses personnages secondaires sous-exploités font qu’il n’atteint jamais pleinement son ambition. Un film à voir pour les fans inconditionnels de l’univers, mais difficile à recommander au-delà.

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