Partir un jour

Vu

Année

Réalisation

Production

Casting

Quand la musique sauve la romcom – Entre nostalgie et pop française

Amélie Bonnin signe avec Partir un jour son premier long métrage, présenté en ouverture du Festival de Cannes 2025. Le film raconte l’histoire de Cécile (Juliette Armanet), une cheffe parisienne sur le point d’ouvrir son restaurant après avoir remporté une émission culinaire populaire. Une urgence familiale la contraint à retourner dans son village natal, où elle retrouve ses parents, un bistro routier familial et son amour de jeunesse, Raphaël (Bastien Bouillon). À première vue, le scénario évoque une romcom classique à la Hallmark : le choc entre la grande ville et la province, le retour aux “vraies valeurs” et la confrontation entre ancien et nouveau amour.

Le principal atout du film réside dans son approche musicale. Bonnin transforme ces clichés en une popmusical organique où chansons françaises populaires, de Céline Dion à Stromae, ponctuent le récit. Les numéros s’intègrent de manière naturelle aux scènes, offrant des moments charmants et inattendus. Juliette Armanet, bien qu’inexpérimentée au cinéma, apporte à son rôle une sincérité désarmante et une aisance certaine dans ses performances musicales. Ses partenaires, en revanche, peinent parfois à suivre le rythme ou à atteindre la justesse vocale, ce qui crée quelques décalages, mais confère également une dimension accessible et légère au film.

Le ton de Partir un jour oscille entre comédie et drame léger. Bonnin réussit à capturer la nostalgie des retrouvailles avec des amis d’enfance et la tension des rapports familiaux, notamment avec un père distant et peu communicatif. La réalisation adopte un style simple et sans ostentation, qui met en avant les émotions et les interactions plutôt que les effets visuels spectaculaires. Cette simplicité donne au film une authenticité certaine, même si elle ne compense pas entièrement certaines scènes prévisibles ou des dialogues parfois convenus.

Cependant, le film ne se libère pas totalement des écueils du genre. L’intrigue repose sur des situations déjà vues, des moments romantiques un peu trop prévisibles et des clichés assumés, comme les retrouvailles au coin du feu ou les balades en moto avec le premier amour. Certaines séquences musicales, bien que charmantes, paraissent parfois forcées et donnent l’impression que le film tente de masquer ses limites dramatiques derrière des chansons entraînantes. Pour les spectateurs en quête d’une comédie romantique innovante ou d’une œuvre cinématographique plus ambitieuse, ces choix peuvent sembler frustrants.

Malgré ces limites, Partir un jour séduit par sa fraîcheur, son humour et sa tendresse. Les interactions entre les personnages, le charme discret de Juliette Armanet et la sincérité des moments musicaux apportent une touche chaleureuse à ce récit de retrouvailles et de choix de vie. Le film offre une expérience plaisante, légère et parfois touchante, mais qui reste loin d’atteindre la profondeur ou l’élégance de certains modèles du genre.

En somme, Partir un jour se regarde avec plaisir, surtout pour ceux qui apprécient les comédies musicales françaises et les histoires de retour aux racines. Le film combine charme, nostalgie et quelques maladresses, méritant ainsi une appréciation moyenne : une œuvre agréable mais inégale, oscillant entre moments délicieux et passages plus convenus.

Scénario
2.5/5

Acting
3/5

Image
2.5/5

Son
3/5

Note globale
55%

Partir un jour, premier long métrage d’Amélie Bonnin, suit Cécile, cheffe parisienne contrainte de retourner dans son village natal, où elle retrouve famille et amour passé. Le film se distingue par son intégration naturelle de chansons populaires françaises et la fraîcheur de Juliette Armanet. Malgré des clichés romantiques et quelques dialogues prévisibles, la comédie musicale charme par sa légèreté, sa nostalgie et ses moments sincères. Une œuvre agréable mais inégale, entre humour tendre et passages convenus.

Laisser un commentaire