The Conjuring: Last Rites
Vu
16 octobre 2025 – Kinepolis (Liège)
Année
2025
Réalisation
Michael Chaves
Durée
135′
Casting
M.Tomlinson, V.Farmiga, P.Wilson, B.Hardy
Une conclusion décevante pour une saga hantée par ses propres démons
Après avoir terrifié les spectateurs pendant plus d’une décennie, la saga The Conjuring tire sa révérence avec Last Rites. Ce quatrième volet, censé clore en beauté l’univers paranormal des époux Warren, laisse un goût amer. Si le film parvient encore à effrayer par moments, il échoue à offrir une conclusion mémorable à une franchise qui a redéfini le genre.
L’intrigue débute en 1964, avec une Lorraine enceinte confrontée à un mystérieux miroir. Ce prologue, prometteur, est rapidement éclipsé par une histoire principale se déroulant en 1986, où la famille Smurl emménage dans une maison hantée. L’élément déclencheur est une antique glace, déjà apparue dans les précédents films. Si l’idée de revisiter cet objet maléfique aurait pu être intéressante, elle semble ici une simple répétition sans véritable innovation.

Les personnages, autrefois profonds et nuancés, sont ici réduits à des archétypes. Ed et Lorraine Warren, interprétés une dernière fois par Patrick Wilson et Vera Farmiga, semblent fatigués, comme si eux-mêmes étaient lassés de cette histoire. Leur fille Judy, incarnée par Mia Tomlinson, prend une place centrale, mais son personnage manque de développement, rendant difficile toute empathie. Les Smurl, quant à eux, sont à peine esquissés, leurs souffrances paraissant superficielles.
La réalisation de Michael Chaves, déjà critiquée dans les volets précédents, ne parvient pas à insuffler de la vie à ce dernier opus. Les effets de peur, souvent basés sur des jumpscares, sont prévisibles et manquent de tension. Les décors, bien que soignés, semblent figés, comme une tentative de reproduire la recette gagnante sans y apporter de fraîcheur. La photographie, parfois trop sombre, nuit à l’immersion, et les scènes d’action, bien que dynamiques, ne parviennent pas à compenser le manque de profondeur émotionnelle.

Le film se termine sur une note censée être poignante, mais elle tombe à plat. Les tentatives de lier les événements à une dimension spirituelle ou morale semblent forcées, comme si les scénaristes cherchaient à justifier une conclusion qu’ils n’avaient pas su construire. La fin laisse le spectateur sur sa faim, sans véritable catharsis ni satisfaction.

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