Islands

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Sous le soleil trompeur

Islands, le dernier film de Jan-Ole Gerster, s’ouvre sur une scène de solitude désabusée: Tom (Sam Riley), professeur de tennis dans un complexe touristique de Fuerteventura, se réveille ivre, perdu entre le sable et la mer. Cette image résume à elle seule l’essence du film: une quête de sens dans un décor figé, une recherche d’évasion qui se heurte à l’inertie du quotidien.

Le film s’inspire librement d’un entraîneur de tennis réel, mais l’intrigue peine à transcender le cadre du thriller psychologique. L’arrivée d’Anne (Stacy Martin), une cliente séduisante, et de son mari Dave (Jack Farthing), perturbe la routine de Tom. Lorsque Dave disparaît mystérieusement, le film bascule dans un jeu de pistes où les relations humaines deviennent aussi floues que les frontières entre réalité et illusion.

Screenshot

Malgré une direction artistique soignée et une bande-son intrigante, Islands souffre d’un manque de rythme et de profondeur. Les personnages restent en surface, leurs motivations floues, et l’intrigue s’enlise dans une lenteur pesante. Les thèmes abordés, tels que la recherche de sens et les illusions de l’évasion, sont traités de manière superficielle, sans véritable exploration.

En fin de compte, Islands est un film qui, malgré ses ambitions, ne parvient pas à captiver. Il offre une belle image d’un mirage insaisissable, mais échoue à offrir une expérience cinématographique mémorable.

Screenshot

Scénario
1.5/5

Acting
3/5

Image
2/5

Son
3/5

Note globale
47.5%

Islands de Jan-Ole Gerster plonge dans le quotidien monotone de Tom, professeur de tennis à Fuerteventura, dont la routine vacille à l’arrivée d’un couple intrigant. Le film oscille entre thriller psychologique et quête de sens, mais peine à approfondir ses personnages et son intrigue. Malgré une esthétique soignée et une bande-son immersive, le rythme lent et le traitement superficiel des thèmes laissent une impression d’inachevé. Une œuvre visuellement séduisante mais difficilement captivante.

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  1. J’entends ta déception maiscette fois, je ne suis pas tellement d’accord avec ton point de vue. Ce lauréat du Grand Prix au festival Reims Polar décerné par Bruno Podalydès (qui en louait les fausses pistes et les surgissements dromadaires) n’est pas si superficiel qu’il y paraît. Je l’ai trouvé très chabrolien au contraire, comme une critique de classe sous soleil crépusculaire d’un paradis insulaire. Le personnage interprété par Sam Riley (excellent) est loin d’être superficiel, on apprend peu à peu ce qui l’a amené ici, d’où il vient et ce à quoi il aspire. Le constat final est amer, car il dresse le portrait d’un prolétariat du tourisme, un consommable comle un autre qui ne servit que de bequille. Et au-delà, une figure ayant sombré dans un abîme pathétique qui crût pouvoir vivre un conte de fée. Triste sort pour celui qui mit un jour un ace à Nadal.
    Très bon film pour moi. 😉

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    1. Merci beaucoup pour ton point de vue ! 😊 J’aime beaucoup la manière dont tu analyses le film, surtout ton parallèle avec Chabrol et ta lecture sociale du personnage de Sam Riley. C’est vrai que ces nuances m’ont peut-être échappé à ma première vision. Ton commentaire me donne envie de le revoir avec ton angle en tête, et de prêter plus attention à ces « fausses pistes » et à ce constat final que tu décris si bien. Très intéressant ! 🎬

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