Splitsville
Vu
Jeudi 25 septembre – Kinepolis Liège
Année
2025
Réalisation
Michael Angelo Covino
Durée
100′
Casting
K.Marvin, D.Johnson, A.Arjona, M.A.Covino
Cupidon en roue libre
Splitsville s’impose comme une comédie déjantée qui explore avec humour et audace les complexités des relations ouvertes à travers les mésaventures de quatre personnages hauts en couleur. Le film suit Carey, professeur d’éducation physique, qui, après une rupture brutale avec sa femme Ashley, se réfugie chez ses amis Paul et Julie. Il découvre alors que leur mariage est ouvert, une révélation qui déclenche une série de situations absurdes.
Le film se distingue par son ton irrévérencieux et sa mise en scène audacieuse. Les réalisateurs Michael Angelo Covino et Kyle Marvin, qui incarnent également les rôles principaux, mêlent habilement comédie physique et dialogues incisifs, offrant une satire mordante des relations contemporaines. Les scènes de bagarres chorégraphiées et les gags visuels rappellent avec succès l’esprit burlesque des grandes screwball comedies.

Côté interprétation, les acteurs livrent des performances solides. Kyle Marvin incarne un Carey à la fois touchant et maladroit, tandis que Covino insuffle une énergie brute à son personnage de Paul. Dakota Johnson et Adria Arjona, bien que moins exploitées, apportent charme et nuance à leurs rôles respectifs. Néanmoins, les personnages féminins manquent parfois de profondeur, se retrouvant réduits à des catalyseurs des conflits masculins.
Visuellement, le film est soigné, avec une direction artistique qui valorise les espaces et les ambiances, créant un cadre idéal pour les rebondissements et révélations. La mise en scène, volontairement chaotique par moments, renforce l’énergie frénétique du récit et contribue à l’effet délibérément désordonné de l’intrigue.

Malgré ses nombreuses qualités, Splitsville présente quelques faiblesses. L’intrigue, bien que divertissante, manque parfois de cohérence, et certains développements semblent précipités. De plus, en se concentrant surtout sur les mésaventures masculines, le film laisse les personnages féminins dans l’ombre, ce qui pourra frustrer les spectateurs en quête d’une représentation plus équilibrée.
En somme, Splitsville est une comédie audacieuse qui, malgré ses imperfections, offre une satire pertinente des relations modernes. Entre éclats de rire et situations absurdes, le film réussit à divertir tout en stimulant la réflexion grâce à une écriture piquante et des performances pleines d’énergie. Si le genre n’est pas révolutionné, il mérite le détour pour son originalité et son ton résolument décalé.

Si vous avez aimé : Triangle of Sadness (2022), Couples Therapy (2019), The Square (2017), Carnage (2011), Scenes from a Marriage (1973), Bob & Carol & Ted & Alice (1969), Who’s Afraid of Virginia Woolf? (1966)

Laisser un commentaire