The Four Seasons

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Une comédie douce-amère sur l’amitié, l’amour et le temps qui passe

Série chaleureuse et pleine d’esprit, The Four Seasons s’inscrit dans la tradition des comédies dramatiques à l’américaine, entre The White Lotus sans les cadavres et Gilmore Girls sous hormones de substitution. En suivant trois couples d’amis quinquagénaires lors de leurs escapades saisonnières, cette adaptation moderne du film d’Alan Alda (1981) déploie avec finesse les complexités de la vie à mi-parcours: les désillusions conjugales, la fragilité des liens, le passage du temps et les tentatives d’y injecter encore un peu de légèreté.

La rupture inattendue de Nick (Steve Carell, tout en nuance) avec Anne (Kerri Kenney-Silver) vient bouleverser l’équilibre de ce groupe d’amis soudés depuis l’université. Son arrivée lors des vacances suivantes avec Ginny (Erika Henningsen), une nouvelle compagne bien plus jeune, agit comme un révélateur des tensions souterraines et des frustrations contenues. La série installe avec une fluidité remarquable cette dynamique entre personnages, tous à la fois caricaturaux et profondément humains.

Si la série n’a pas de grandes révélations à offrir, elle compense par une distribution impeccable. Colman Domingo brille en Danny, figure solaire et excentrique dont les répliques à la fois drôles et lucides apportent un vrai contrepoint émotionnel. Tina Fey et Will Forte, dans le rôle d’un couple aux disputes aussi banales que touchantes, illustrent avec ironie l’usure du quotidien. À travers ces portraits, The Four Seasons explore ce que signifie aimer – ou continuer d’aimer – quand la passion a laissé place au compromis.

L’écriture de Fey, toujours subtilement mordante, évite les écueils de la nostalgie réac’ et de la mièvrerie. Même les moments graves – maladie, divorce, solitude – sont abordés avec légèreté et humour, sans jamais nier leur poids émotionnel. La série parvient ainsi à capter cette fatigue joyeuse propre aux longues amitiés, cette tendresse lasse et lucide qui lie ceux qui ont grandi ensemble.

En définitive, The Four Seasons ne révolutionne rien mais charme par son ton juste, son intelligence affective et la qualité de ses dialogues. Elle n’a peut-être pas grand-chose de nouveau à dire mais elle le dit bien – et surtout, avec beaucoup de cœur.

Scénario
3.5/5

Acting
4/5

Image
4/5

Son
3.5/5

Note globale
75%

Série douce-amère sur l’amitié et le temps qui passe, The Four Seasons mêle avec élégance humour et émotion. En explorant les bouleversements d’un groupe d’amis quinquagénaires, elle capte les nuances de l’amour mature, des tensions latentes et des liens qui résistent à l’épreuve des saisons. Grâce à une écriture fine et une distribution irrésistible, elle touche sans forcer.

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