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Une fin de série à bout de souffle – Entre redite, satire confuse et épuisement narratif

La cinquième saison de You sonne le glas d’une série qui, après avoir longtemps oscillé entre thriller psychologique et satire noire, s’achève dans la redondance et la confusion. Joe Goldberg, le tueur obsessionnel interprété par Penn Badgley, revient à New York, officiellement réintégré dans la société, aux côtés de son épouse Kate et de son fils Henry. Cette fois, il n’est plus un fugitif, mais un homme public, masquant ses crimes passés derrière une façade de respectabilité. Une tentative de renouvellement ? Pas vraiment.

L’impression de déjà-vu domine. Joe retombe rapidement dans ses travers en développant une obsession pour Bronte, une employée excentrique de sa librairie. La mécanique est familière: séduction, illusion d’amour, puis chute. Si la dynamique entre Joe et Bronte introduit brièvement un souffle nouveau, elle ne parvient pas à échapper au schéma répétitif qui finit par lasser les spectateurs. Même les jumelles Reagan et Maddie, caricatures ambulantes incarnées par Anna Camp, ne suffisent pas à revitaliser l’intrigue, tant leurs échanges et retournements paraissent téléphonés.

La série tente par moments de retrouver sa veine satirique, notamment en raillant les ultra-riches et les hypocrisies morales de l’élite new-yorkaise. Mais le ton hésite constamment entre critique sociale et thriller racoleur, sans jamais vraiment s’engager. Joe reste un personnage volontairement ambigu, à la fois narrateur romantique et abuseur manipulateur, ce qui posait déjà problème dans les saisons précédentes mais devient ici insoutenable, tant la série semble elle-même ne plus savoir s’il faut le punir ou le glorifier.

La conclusion, très attendue, ne répond ni aux attentes des fans ni à l’exigence narrative. L’accumulation de rebondissements, de caméos et de rappels aux saisons passées ne fait que masquer le vide scénaristique. Ce qui fut un plaisir coupable conscient de sa propre absurdité est devenu une mascarade prétentieuse.

Malgré l’engagement de Penn Badgley, qui parvient encore à faire exister son personnage au milieu du chaos, You finit par s’écrouler sous le poids de ses propres contradictions. La série, qui avait autrefois fait de l’excès et de la satire ses armes, se retire comme une parodie d’elle-même — avec une fin qui donne davantage envie de tourner la page que de s’en souvenir.

Scénario
1/5

Acting
2/5

Image
3/5

Son
2/5

Note globale
40%

La cinquième saison de You conclut la série dans la confusion et la lassitude, en recyclant des ressorts narratifs épuisés. Le retour de Joe à New York n’apporte guère de nouveauté, malgré une tentative de relance avec de nouveaux personnages. Oscillant entre critique sociale et thriller sans trancher, la série perd sa cohérence initiale. Ce final laborieux enterre ce qui fut jadis une satire mordante, aujourd’hui vidée de sa substance.

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  1. Rien ne va ni ne fait sens dans cette saison, même pas le bras entaillé 😉 L’alliance ‘mijolesque’ est ridicule et donne un ton féministe insupportable. Je suis loin d’être fan du genre mais j’avais bien aimé les autres saisons.

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